Félix

par Chedly Belkhodja et Jacquelyn Hébert

Félix est né en 1986 à Agen en France, une ville dans le sud-ouest de la France, entre les villes de Bordeaux et Toulouse. Il vit avec sa famille à Agen jusqu’à 2005. De juin à août 2005 à 2006, Félix va vivre à Toulouse et ensuite à Bordeaux pour la période de septembre à juin de 2006 à 2007. Félix retourne vivre à Agen de juillet à novembre 2007-2008 pour économiser de l’argent pour un voyage à l’étranger.

Le centre historique d’Agen. Florent Pécassou, 2010.
Source : https://fr.wikipedia.org/wiki/Agen#/media/Fichier:Agen,_Lot-et-Garonne,_France.JPG

En novembre 2008, Félix part à l’aventure en Australie grâce à un Permis Vacances Travail (PVT) pour une expérience de loisir et de travail. Il va travailler dans une ferme dans un petit village nommé Stanthorpe. Félix a trouvé que l’Australie était un pays très religieux et trop raciste, ce qui ne lui plaisait pas du tout. Pendant son séjour en Australie, de novembre 2008 à avril 2009, Félix visitera les villes australiennes suivantes : Sydney, Brisbane, Stanthrope et Cairns. Pour terminer son voyage, Félix va passer un mois à voyager en Thaïlande et la Chine avant de retourner à Agen pour l’année 2009-2010.

En 2010, Félix s’installe dans le quartier de la quartier de la Défense à Paris où il travaillera pendant 5 ans et demi. Il nous dit que c’est le plus longtemps qu’il a habité une ville depuis l’âge de 19 ans. Par contre, Félix n’aime pas trop sa vie à Paris, car il trouve que le coût de vie est très cher, que les gens sont trop occupés et qu’ils ne prennent pas le temps de vivre leurs vies. Il trouve que les Français sont très conservateurs et qu’ils ont souvent un esprit négatif. D’un autre côté, il trouve que les Canadiens qu’il a rencontrés ont un esprit optimiste.

La Grande Arche de la Défense, Auteur : Coldcreation
Source : https://bit.ly/35lxLlq

Félix a un frère ainé qui a vécu au Québec pendant 2-3 ans, à Joliette et ensuite à Montréal (vers 2013-2016). Son frère est de retour à Agen depuis au moins 2016, mais le Québec lui manque beaucoup. Son frère garde encore en contact avec ses amis québécois et il aimerait retourner y vivre un jour. Félix explique la façon dont l’expérience de son frère l’a motivé à postuler pour un PVT au Canada.
En 2015, Félix soumet donc une demande de PVT à Destination Canada. Il a maintenant plus de 30 ans et cherche à venir au Canada pour s’installer et s’intégrer dans une nouvelle communauté pour voir si cela pourrait lui plaire. Il a entendu qu’il semble avoir beaucoup d’emplois au Canada et c’est pour cela qu’il décide de soumettre une demande pour immigrer. Il avait aussi entendu qu’il y a de la flexibilité dans les métiers et des occasions professionnelles, ce qui lui semblait très attrayant.

Sa demande à Destination Canada est acceptée en novembre 2016 et Félix reçoit une invitation de l’ambassade canadienne pour venir au Canada avec un nouveau PVT. Il considère aller au Yukon pour l’aventure et parce qu’il avait entendu qu’il y avait pas mal d’emplois ce qui faciliterait sont intégration. Il a aussi considéré la Terre-Neuve et le Labrador, car il avait entendu qu’il y a tout un « système d’accompagnement » pour les nouveaux arrivants qui lui plairait bien.

Félix est comptable et voudrait passer ses équivalences et pouvoir travailler en même temps. C’est attrayant pour lui, car il trouve que c’est compliqué de trouver des occasions professionnelles et s’assurer qu’il pourra continuer à travailler dans sa profession. Avant son départ pour le Canada, Félix retourne vivre à Agen pour la période du mois d’octobre 2016 à février 2017.

ARRIVÉE AU CANADA

Félix arrive à Montréal en mars 2017 et s’installe à une auberge de jeunesse sur la rue Saint-Paul Est dans le Vieux-Montréal. Il trouve le quartier très sympathique. Par contre, il a hâte de partir de l’auberge, car il y trouve « seulement des Français » et il aimerait rencontrer d’autres gens. Selon lui, ceci pose un problème.

Rue Saint-Paul Est, Vieux-Montréal. Payton Chung de Chicago, USA
Source : https://bit.ly/35moPfz


Il arrive au Canada avec un visa de travail de 2 ans d’où il peut faire le va-et-vient comme il le veut. S’il trouve un emploi qualifié collectivement pour au moins un an et que son employeur lui donne des bonnes références, Félix pourra faire les démarches pour l’obtention de sa résidence permanente. Il a aussi réglé tous ses papiers d’assurances et d’immigration pour s’assurer qu’il pourrait travailler légalement. Félix restera à Montréal pour une semaine pour s’assurer que toutes les choses soient en bon ordre avant de partir pour Saint-Jean de Terre-Neuve à la fin mars.

Avant de partir pour Saint-Jean de Terre-Neuve, Félix va passer un séjour de 4 jours à la ville de Québec. Félix retourne ensuite à Montréal pour prendre son vol à Saint-Jean de Terre-Neuve, car les billets d’avion sont moins chers à partir de là.

Maisons colorées à Saint-Jean de Terre-Neuve.
Source : https://bit.ly/2O8cWEa

Félix part donc à l’aventure vers Saint-Jean de Terre-Neuve pour voir un peu plus du pays. Il veut postuler pour un travail à l’Université Memorial ou peut-être ailleurs. Il n’est pas intéressé à s’installer dans les grandes villes du pays, mais il vise plutôt à s’établir dans une plus petite ville où il peut rencontrer des gens plus facilement. Il a envie d’aller où personne ne pense aller et de vivre de nouvelles expériences.

Après deux mois de recherche d’emploi infructueuse à Terre-Neuve, Félix décide de retourner à la ville de Québec. Il trouve tout de suite un emploi d’été à l’Auberge Internationale de Québec au Vieux-Port. Grâce à son emploi, il est logé et gagne un salaire qui lui permet de profiter de l’été.

Son contrat avec l’auberge sera prolongé jusqu’au mois de septembre 2017. Par la suite, Félix va chercher du travail en administration. Il rencontre des gens qu’il trouve « merveilleux » et décide de  demeurer à Québec jusqu’à la fin de l’année. Félix raconte par la suite que la ville l’a très bien accueilli.

Toujours à Québec, les choses vont bien pour lui et Félix soumet sa demande de Certificat de sélection du Québec afin d’obtenir son visa de résidence permanente. Par contre, quelques membres de sa famille en France sont malades, ce qui fait qu’il pense peut-être devoir à faire quelques allers-retours pour les aider. Si les choses ne marchent pas pour lui au Canada, il pense retourner vivre à Toulouse, car il connaît beaucoup de personnes et pense qu’il serait assez facile d’y trouver du travail.