Après s’être établi à Montréal, Eissa remplit petit à petit sa vie; un nouveau meuble dans son appartement, un nouveau défi à son horaire, de nouveaux amis, de nouvelles expériences comme le vélo.

Source : Coll. d’Eissa Bozorgmehr
En 2014, il commence des cours de francisation. Mais il y a une chose qu’il n’arrive pas à introduire dans sa vie : un emploi. Depuis son arrivée au Canada, Eissa a fait parvenir plus de 500 curriculum vitae à des employeurs potentiels, et n’a eu que deux entrevues—qui se soldent par des échecs. Il s’inscrit à l’école Polytechnique, commence de nouveaux cours en anglais dans un domaine de l’ingénierie qu’il connait très peu dans l’espoir que cette nouvelle spécialisation débloquera cette impasse.
Finalement, il obtient une entrevue pour un emploi à travers un ami qui, travaillant dans la région de Toronto pour la même compagnie, a entendu parler qu’ils sont à la recherche d’un ingénieur à Rimouski. Malgré les difficultés de tenir une entrevue téléphonique en français, et ses craintes par rapport à sa capacité à travailler dans un milieu de travail francophone, Eissa fait ses preuves et se fait offrir l’emploi. Cependant, cela veut dire que, si Eissa accepte leur offre, il doit quitter Montréal pour les régions québécoises.