Rimouski, QC, 2015-2016

Eissa à Rimouski.
Source : coll. d’Eissa Bozorgmehr

À l’été de 2015, Eissa arrive ainsi avec son U-Haul à Rimouski pour commencer son emploi. Eissa pense être le premier Iranien à Rimouski, mais découvre que, « heureusement », ce n’est pas le cas. Il se lie d’amitié avec une famille établie à Rimouski depuis plusieurs années, ainsi que des étudiants iraniens à l’Université du Québec à Rimouski.

Le français est un des défis qui attend Eissa à Rimouski. Même s’il a fait des cours, il n’a pas beaucoup pratiqué son français lorsqu’il vivait à Ottawa et Montréal, et a peu de confiance à utiliser le français à l’oral. La directrice de l’organisation locale d’immigration n’arrive pas à lui trouver un professeur de français disponible sur le champ, et se met donc à recruter des tuteurs informels dans son cercle de connaissances pour aider Eissa à converser plus aisément en français. Si le français au travail lui pose des défis substantiels—lui qui doit continuellement communiquer par téléphone avec d’autres emplois de tous les coins du pays—le fait de parler français au travail lui donne également confiance en ses capacités.

« La langue officielle (rire) de notre appartement, c’est l’anglais »

– Eissa, Entretien, 2016

Deux ans après son établissement à Rimouski, il considère être plus à l’aise en français qu’en anglais, listant ses langues, en ordre, comme « persan, français et anglais ». Dans le quotidien, Eissa parle maintenant principalement français au travail, persan avec ses amis d’origine iranienne, et anglais avec sa nouvelle « blonde québécoise ».

Eissa et sa copine
Source : Coll. d’Eissa Bozorgmehr

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