Dès la fin du dix-neuvième siècle, des individus venant de territoires qui aujourd’hui constituent les États-nations de la Syrie et du Liban migrent et s’établissent dans des régions rurales du Québec.
Entre la fin du dix-neuvième siècle et la Première Guerre mondiale, 300,000 personnes émigrent de la Grande Syrie, dont un tiers de la population du moutassarifat du Mont-Liban—une subdivision administrative de l’Empire Ottoman. Un commerce de migration fleurit – les parcours transméditerranéens, transatlantiques et parfois transhémisphériques impliquent des réseaux impressionnants de compagnies maritimes, d’agents de paquebots et de prêteurs d’argent : car émigrer coûte cher.

Carte postale imprimée par la Compagnie Fabre.
Source : L’Encyclopédie des Messageries Maritimes. http://www.messageries-maritimes.org/patria.htm